Dermato-psychanalyse

La dermatologie, jusqu’en 2006, est restée descriptive : c’est sur l’aspect des lésions que le dermatologue fait son diagnostic. Quelques exemples : des vésicules, un eczéma, des papules, un lichen, un aspect érythro-squameux, un psoriasis…

D’après notre expérience, deux patients sur trois guériront grâce à un traitement local bien conduit : antibiotiques, cortisone, etc. Pour le troisième patient, ce traitement local sera insuffisant… Il aura besoin d’une prise en charge globale. Pourquoi ? Parce que derrière l’appel au niveau de la peau se cache un état dépressif que le patient bien souvent ignore et une organisation de personnalité infantile. Il est resté bloqué au stade que les psychanalystes appellent stade oral. Cet appel pourrait se résumer par : « Allo maman bobo » quand les enfants n’ont pas la parole pour dire où ils ont mal.

Avec un travail sur les rêves le patient s’intéresse à son passé douloureux et s’en débarrasse progressivement dans un climat de confiance réciproque.

C’est cette approche pluri-disciplinaire appliquée à la dermatologie que nous nommons la dermato-psychanalyse.